C’était il y a, bien plus que, longtemps, une terre hostile et dure. Nul ne s’y aventurait. Personne n’était assez fou pour cela. Pourtant, mon vieil ancêtre s’y osa, après avoir acquis cette terre en héritage.
Elle était capricieuse, mouvante. Un arbre ne reste pas à la même place chez nous. Pou se repérer, nous devons suivre les étoiles et le soleil. Plus d’un pisteur se sont cassé les dents ou y ont péri. Leur mort fut utile… cela nourrissait nos fauves naturels.
Héargis, mon aïeul, cultiva ces terres. Il la travailla sur une minuscule partie afin que le reste garde sa nature. Il nomma son territoire : « Les terres malicieuses ».
C’est à ce moment là que notre nom de famille changea pour devenir la famille de Malice.
Je suis Atna’ki. Héargis était mon arrière grand-père. Je suis la fille d’Erutan et d’Abélia. Erutan était un homme fort mais qui ne vécu pas assez longtemps pour me voir naitre. Alors ma mère se remaria afin de grimper dans l’échelle sociale de la tribu de laquelle nous venions.
Abélia était une femme simple qui ne demandait pas grand-chose de la vie sauf réussir là où sa mère avait échoué…
Depuis que le monde est monde, les femmes de la famille acquièrent des dons particuliers. Très vite, nous avons appris la valeur de la canalisation des effluves, l’essence, pour faire de la magie. Nous ne lançons pas de sorts, ni de malédictions. Nous invoquons nos dieux pour recevoir un cadeau d’eux.
Les hommes ont reçu un savoir pour faire la chasse et la traque. Ce sont d’excellent combattant. Il y a quelques fins stratèges mais… voilà…
Notre famille a tenté de se développer de génération en génération. Gravissant doucement l’échelle. De son remariage, ma mère devint la femme du chef du clan voisin et voulut me donner un sens de la vie qui lui était propre. Malgré tout, elle refusa que j’oublie les traditions familiales.
De ce faite, je devais voir la vieille sorcière de mon village natal pour m’enseigner son art. Je haïssais cette femme. Elle se disait soigneuse et généreuse envers son prochain. Gnorga était mauvaise et maudissait toutes personnes sans magie qui la contraient.
Une nuit de sabbat, la nuit de mes quinze ans, je découvris une face de ma famille qui les conduisit à leur perte. Evengeline, …, Evengeline était une jeune femme pas plus âgée que moi. Une gigantesque cascade rouge parcourait ses formes. Deux pierres précieuses s’étaient incrustées dans ses yeux. Sa peau était si claire qu’un lège halo blanc l’entourait. Pourtant son regard était triste,… Sa vie n’avait pas du être belle.
En de nombreux point c’était mon image. Quand nos regards se croisèrent, on comprit que nous partagions les mêmes parents. D’un coup, on s’embrassa et, sans un mot, on savait qu’on ne voulait plus jamais se quitter. Elle était mon grand amour, mon premier amour sincère.
La cérémonie se déroula, main dans la main. Gnorga et Abélia s’avérèrent au centre du cercle des rituels et invoquèrent l’une des plus anciennes traditions du clan de sorcière…
« En cette nuit, nous invoquons la déesse de la lune pour être l’arbitre du rite ancestrale… L’enfant unique… » Evengeline et moi, nous eûmes le sang glacé. « Vous devrez vous battre jusqu’à la mort de l’une d’entre vous. »
Le combat fut rude et ce du au faite que c’était à contre cœur. Elle me vaincu. La bienheureuse ! Et alors que je ma dirigeais vers un autre monde, je fus aspirée brusquement. J’atterris dans son corps.
Evengeline était déjà une puissante sorcière. D’un corps, elle y enferma deux âmes. Cette situation était précaire car un corps humain n’est pas fait pour supporter plus d’une âme. On se partageait la présence. On discutait malgré tout.
Elle m’avoua qu’elle avait massacré le clan entier de la sorcière ainsi que ses plans. Elle me domina pour arriver à ses fins.
Au bout de deux ans de cohabitation, elle fit tout pour devenir une créature noire,… un vampire. Plusieurs meurtres plus tard, et deux milles ans, Evengeline arriva dans une forteresse nommée « tour de sang ». Elle y rencontra son premier amant, son premier amour, son premier confident… Dekmaar. Mais elle se coucha dans le lit du Kalcombe Abélard pour obtenir des pouvoirs.
Ces pouvoirs lui permirent d m’offrir un nouveau corps. Je m’en allai bien vite. J’étais à nouveau humaine.
Lors d’un rituel, je fus confronté au maître du temps ; Je lui dérobai son pouvoir qui se manifesta par un énorme trousseau de clefs.
Peu de temps après ces évènements, je fut capturée et envoyé à travers un anneau magique dans un autre monde. C’était flagrant car l’environnement avait changé de tout au tout. J’avais peur et ne voulais pas user les quelques pouvoirs du trousseau de clé du maître du temps. J’accepté mon sort. On m’implanta une créature, … un ver… un parasite en moi. Il prit le dessus sur mon corps… J’aurais du me sauver quand j’en avais le temps… ou pas…
Pendant plusieurs millénaires, nous avons cohabité dans le même corps et traversions la porte des étoiles, ainsi était nommé l’anneau magique qui nous emmenait sur diverse monde selon l’ordre dans lequel nous mettions les symboles de ce peuple. Elle se faisait appelé Gabrielle. Elle l’avait choisit pour donner un symbole d’espoir dans le monde d’où venait les … humains car Sokar avait créé une religion en étant le mauvais dieu, le diable, dieu des enfers. Nous créâmes cette entité pour que nous puissions un jour venir aider des compagnons valeureux pour les sortir de se mauvais sort.
Nous voyagions… comme je le fais depuis des siècles quand nous arrivâmes dans l’antique Grèce. J’avais ouïe dire qu’un oracle me demandait. Cela nous taraudait l’esprit. Je ne dormais plus depuis longtemps, depuis l’appel que cette personne m’avait fait. Nous décidâmes de nous retirer de la hiérarchie des faux dieux qui nous dominaient. Nous étions bien conscientes que nous serions poursuivies si nous nous retournions contre les ordres du plus puissant de nous… Râ. Elle s’effaça et se mit en sommeil pour nous protéger. Quand j’avais besoin d’elle, elle arrivait avec une rapidité prodigieuse. Après cette période, j’avais décidé de répondre à son nom… Plus personne de ma famille ne pouvait être encore de ce monde.
« Je courrais dans une forêt accompagnée d’une inconnue. Je n’avais pas de haine ni d’affection particulière envers elle. On se suivait. On avançait droit devant. Je ne pensais à rien, sauf à accomplir une mission… que je ne connais pas encore… Une mission… De quoi ? Je n’ai aucun autre but que de sauver ma sœur…Pourtant… Je vois cet homme…Il m’y aidera le moment venu… Il est si jeune et si gentil avec moi… Deux vertus auxquelles je ne succombe jamais… sauf cette fois… Je le sais… Je le sens. Le ciel et noir et pourtant une lune couverte de sang jaillit dans la nuit. Ces deux signes sont en désaccord… La voute est calme… Le sol est en éruption… Je ne comprends rien… Je ne comprends plus… Cinq ombres apparaissent devant moi… Ensuite, une foule de semblable s’unissent à eux… Les cinq les dirigent… Les autres massacrent dans les règles de l’art mais aussi sous une forme d’honneur… Et si ça ne se fait pas… Le monde commence à s’assombrir. La terre se fissure et se casse. Il y a plus de cadavres sur ma route que si les autres avaient tué. »
Je me réveille en sueur. Puis j’ai froid, tellement froid. J’avance encore et encore vers cet oracle qui m’appel… jour… et nuit… Jr veux savoir ce que l’on me destine. Mes nuits deviennent de plus en plus dures à supporter.
J’ai changé une fois encore mon apparence…pour ma survie. Je n’ai pas un corps sublime ni une beauté impénétrable. J’ai d’énorme défaut… Mais les millénaires que je porte m’ont appris à cultiver le charme que je possède, à mettre en avant des atouts insoupçonnés. J’espère que l’homme de mon rêve me reconnaitra malgré mes nombreux changements… couleurs de cheveux ou de coupes, tenues vestimentaires… riches, pauvres, etc. Agaberte m’a beaucoup enseigné l’art du déguisement. C’était la fille du géant Vagnoste du Nord. Elle m’apprit aussi à obscurcir le soleil, la lune et les étoiles.
Avant d’arriver chez l’oracle je me retrouvai confrontée à un carrefour…point de jonction de quatre chemins, c’est notre lieu de prédilection pour la sorcière. Nous nous y réunissons pour tenir un sabbat. Mais ce sabbat nécessitera-t-il la mort d’une poule noire ? Quelles sont les intentions de ces sorcières ?
Le soir même j’attendis le sabbat. Toutes sorcières qui croisent un carrefour doit s’y présenter. C’est notre loi. Pourtant je sentais que ça ne présageais rien de bon pour le monde. Une poule noire fut apportée. Subtilement, j’empoisonnai la poule afin qu’elle ne soit pas sacrifier dans le cercle de rituel. L’invocation du dieu ultime du mal n’est pas utile. On évita le pire.
Durant mon sommeil je partis pour des terres oniriques. J’y croisai diverses personnes. J’avais pour but de retrouver le chaos universel et d’implorer l’âme de ma sœur. Un certain Kurnack avait des envies de pouvoir trop oppressant pour moi. Je déteste que l’on me domine. C’est la place des dieux et uniquement des dieux. Fanaloka m’intrigua aux abords mais mon opinion fut renforcée. Je n’appréciais pas que l’on m’ordonne. Cependant, elle y fit des rencontres forts intéressantes… Arkadès, il combla le vide dans mon lit durant le rêve… Namhias que je n’hésitai pas à faire semblant de le sacrifier pour un rituel et avec qui je quittai la faction des damnés… Il m’avait offert quelques connaissances supplémentaires aux miennes pour la réalisation d’une de mes œuvres. Imariel… Quelqu’un de très mystérieux, avec qui je ne liai pas plus d’amitié.
Après cet évènement, je décidai de quitter ce groupe qui ne sait pas toujours la valeur de chaque membre… Mon voyage se poursuivit dans le monde réel…
Je rencontré une jeune femme en Grèce, Euryale. J’avais pris soins de protéger sa famille durant mes périples à travers cette terre. Elle aussi avait été convoquée par l’oracle de Grèce. Nous échangeâmes quelques mots avant l’entrevue. J’étais destinée à la revoir. La vision de l’oracle m’expliquait mon rêve que j’avais eu mais en incomplet. Quoiqu’il en soit, je devais réunir ces personnes et nous allier sous une même bannière.
Aussitôt sortie du repère du médium, je recherchai ma petite protégée. On se retrouva dans une taverne où l’on comprit que nous avions un destin en commun. On chercha tous les jours après nos allier… Mais au bout de quelques années, on se fatigue vite si on ne voit pas le bout du tunnel… surtout quand on est aussi jeune que ma petite gorgone.
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mords moi la bouche puisqu'il n'y a plus rien d'autre à faire